The Jurassic Dino is back…

Finies les vacances au Japon, un pays qui – honnêtement – m’a laissé sur mon cul, tellement le dépaysement y est surprenant. Malgré une barrière de langues difficilement franchissable, j’ai fait l’expérience d’un peuple d’une courtoisie légendaire et d’une discipline qui fait rêver. En plus, un pays où les transports publics sont toujours à l’heure, fonctionnent avec une efficacité ahurissante, dans un moloch citadin comme Tokio (38 millions d’habitants), où personne ne traverse la rue quand les feux sont au rouge et où les voitures ne claxonnent pratiquement jamais.

Pour ce qui est du cinéma bien de chez nous, JURASSIC WORLD – FALLEN KINGDOM de Juan Antonio Bayona sera l’attraction incontournable pour les amateurs de sensations fortes. WHAT WILL PEOPLE SAY de Iran Haq et le (justement) japonais BEFORE WE VANISH de Kiyoshi Kurosawa s’adressent plutôt au public cinéphile qui aime les voyages exotiques et les films engagés, tandis que les deux comédies françaises de la semaine, DEMI-SOEURS et ABDEL ET LA COMTESSE s’inscrivent dans la lignée de plus en plus décevante d’un cinéma français grabnd-public qui s’enfonce dans la mouise générale. Jean-Pierre THILGES 

jurassic-world-fallen-kingdom-JW2_Adv1Sheet_TREX_2_preview_rgb-720x1139JURASSIC WORLD – FALLEN KINGDOM

Action, science-fiction; Réalisateur: Juan Antonio Bayona; Avec Chris Pratt, Bryce Dallas Howard, Jeff Goldblum,  Toby Jones, Jamnes Cromwell, Geraldine Chaplin; Scénaristes;  Colin Trevorrow, Derek Connolly; avec des personnages créés par Michael Crichton; Directeur(Photo: Oscar Faura; Musique: Michaekl Giacchino; USA 2018, 129 minutes.

Cela fait maintenant trois ans que les dinosaures se sont échappés de leurs enclos et ont détruit le parc à thème et complexe de luxe Jurassic World. Isla Nublar a été abandonnée par les humains alors que les dinosaures survivants sont livrés à eux-mêmes dans la jungle. Lorsque le volcan inactif de l’île commence à rugir, Owen et Claire s’organisent pour sauver les dinosaures restants de l’extinction. Owen se fait un devoir de retrouver Blue, son principal raptor qui a disparu dans la nature, alors que Claire, qui a maintenant un véritable respect pour ces créatures, s’en fait une mission. Arrivant sur l’île instable alors que la lave commence à pleuvoir, leur expédition découvre une conspiration qui pourrait ramener toute notre planète à un ordre périlleux jamais vu depuis la préhistoire…

Le réalisateur de Jurassic World: Fallen Kingdom, Juan Antonio Bayona,  a promis que cette suite sera bien plus effrayante que le film précédent. “Il y aura davantage d’animatronique. Nous suivrons la même règle générale de tous les films de la franchise : les dinosaures seront en animatronique lorsqu’ils se tiennent immobiles ou bougent simplement des cuisses ou du cou. Ils ne peuvent ni courir ni effectuer d’actions physiques complexes, et tout cela, l’animation le permet. Les mêmes règles s’appliquaient à Jurassic Park.” (Extrait du dossier de presse)

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  • Contrairement à la majorité de mes collègues-critiques, j’avais beaucoup aimé le film précédent réalisé par Colin Trevorrow, qui m’avait fait penser aux films d’exploitation et d’action un peu fauchés des années 1950 (genre Ray Harryhausen, Jack Arnold ou encore George Pal), mais cette fois doté d’un budget confortable de 150 millions de dollars. Le public ne s’y est d’ailleurs pas trompé, puisque le film a fait un tabac au box-office, avec près de 1.7 milliards de dollars de recettes dans le monde en exploitation salles. Juan Antonio Bayona (The Orphanage; The Impossible), qui a repris le flambeau, quand Trevorrow est parti sur la franchise Star Wars, est un habile technicien qui – selon toute probabilité – a dû réussir son coup. Et puis, à côté de tous ces dinosaures très photogéniques, j’ai toujours un pincement au coeur pour la belle Bryce Dallas Howard qui, comme aucune auztre, sait comment échapper aux gros monstres en talons-aiguilles. (jpt) 

jurassic-world-2-blue-fallen-kingdomcc636a56478511.59b02f2147f22WHAT WILL PEOPLE SAY

Titre original: HVA VIL VOLK SI; Titre français: La mauvaise réputation; Réalisatrice, scénariste: Iram Haq; avec Maria mozhdah, Adil Hussain, Rohit Saraf;  Directeur/ Photo: Nadim Carlsen; Musique: Martin Pedersen, Lorenz Dangel; Norvège/Suède/ Allemagne 2017; Sélection officielle Toronto 2017. 

Nisha est une jeune fille de seize ans qui mène une double vie. À la maison avec sa famille, elle est la parfaite petite fille pakistanaise. Dehors, avec ses amis, c’est une adolescente norvégienne ordinaire. Lorsque son père la surprend dans sa chambre avec son petit ami, la vie de Nisha dérape…

Le titre original de La mauvaise réputation, “Hva vil folk si”, signifie en urdu “Que vont dire les gens”. La réalisatrice explique qu’elle est issue d’une culture obsédée par l’avis des autres, où la tradition et le sens de l’honneur sont prédominants : “J’espère que le film permettra de comprendre le dilemme auxquels sont confrontés parents et enfants lorsqu’ils n’ont pas le sentiment d’appartenir au même monde. Je ne cherche pas à provoquer, mais à montrer une réalité. Je veux dire aux jeunes qu’ils ont le droit de conquérir leur liberté. Et dire aux parents qu’ils doivent entamer le dialogue.” (Extrait du dossier de presse)

La mauvaise réputation est directement inspiré du parcours de la réalisatrice qui, à l’instar de son héroïne, a été kidnappée par ses parents pour être envoyée au Pakistan à l’âge de 14 ans : “je n’ai quasiment jamais revu mes parents durant 26 ans. Ce n’est que lorsque mon père m’a contactée, parce qu’il était gravement malade, que j’ai pu renouer avec lui. Il m’a demandé pardon, ce à quoi je ne m’attendais absolument pas. Il a su que je faisais un film d’après mon expérience, et il m’a encouragée à le faire. On a renoué un vrai rapport. J’ai pu lui pardonner. Nous sommes vite redevenus très proches. Hélas, il est décédé avant que le film ne soit terminé.” (Extrait du dossier de presse)

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  • The second feature from director Iram Haq follows a Pakistani teenager in Norway who is sent back to her extended family on the subcontinent when she seemingly soils her family’s reputation. (…) Unfortunately it lacks the nuance and insight of her impressively poignant yet controlled debut feature, I am Yours, which represented Norway in the foreign-language Oscar derby in 2013. Her new film almost plays like a kind of prequel to her first film, as the young woman growing up between two cultures is younger here but otherwise from a very similar, traditions- and honor-obsessed Pakistani family in Norway. (Boyd van Hoeij/Hollywood Reporter) 

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Titre original: SANPO SURU SHIN’RYAKUSHA; Titre français: Avant que nous disparaissions; Réalisateur: Kiyoshi Kurosawa; avec Masami Nagasawa, Ryuhei Matsuda, Hiroki Kasegawa; Scénaristes: Kiyoshi Kurosawa, Sachiko Tanaka, d’après le livre de Tomohiro Maekawa; Directeur/Photo: Akiko Ashizawa; Musique: Yusuke Hayashi;  Japon 2017, 129 minutes; Festival de Cannes 2017: Un certain regard. 

Alors que Narumi et son mari Shinji traversent une mauvaise passe, Shinji disparaît soudainement et revient quelques jours plus tard, complètement transformé. Il semble être devenu un homme différent, tendre et attentionné. Au même moment, une famille est brutalement assassinée et de curieux phénomènes se produisent en ville. Le journaliste Sakurai va mener l’enquête sur cette mystérieuse affaire…

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  • Le réalisateur de “Cure” joue très intelligemment avec les codes de la science-fiction pour signer une fable philosophique, tantôt drôle, tantôt effrayante, et surtout, empreinte d’une grande mélancolie. (Bande à part) Avec son titre fataliste, “Avant que nous disparaissions” énonce la fin de notre civilisation avec une évidence plus terrorisante que toute la pyrotechnie hollywoodienne. (Cahiers du Cinéma) Le Japonais Kiyoshi Kurosawa, cinéaste de l’intime, se lance dans un stupéfiant exercice de science-fiction. (Le Monde) Du cinéma en prise directe avec notre chaos planétaire et nos peurs collectives. (Les Inrocks) 
  • Japanese director Kyoshi Kurosawa’s “Before we vanish” may be a sci-fi thriller about an alien attack and brain-drain à la “Invasion of the Body Snatchers,” but its ultimate message is the salvation of love. Playing frequently like an absurdist political satire with only flashes of violence, this low-tension, drawn-out work won’t gratify the chills or adrenaline rushes fanboys crave, but the ending strikes a romantic chord so pure that all but the most jaded cynics will be moved. (Maggie Lee/Variety) 

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1452171DEMI-SOEURS

Comédie; Réalisateurs: Saphia Azzeddine, François-Régis Jeanne; avec Sabrina Ouazani, Alice David, Charlotte Gabris, Patrick Chesnais; Scénaristes: Saphia Azzeddine, Joris Morio, François-Régis Jeanne; Musique: Damien Bonnel, Hugo Gonzalez Pioli: Directeur/Photo: Christophe Graillot; France 2018, 105 minutes.

Lauren, ravissante it-girl de 29 ans, tente de percer dans le milieu de la mode en écumant les soirées parisiennes. Olivia, 28 ans et un rien psychorigide, a deux obsessions : sauver la confiserie de ses parents, et se trouver le mari idéal. A 26 ans, Salma, jeune professeur d’histoire fougueuse, vit encore chez sa mère en banlieue. Leurs routes n’ont aucune raison de se croiser… Jusqu’au jour où, à la mort de leur père biologique qu’elles n’ont jamais connu, elles héritent ensemble d’un splendide appartement parisien. Pour ces trois sœurs qui n’ont rien en commun, la cohabitation va s’avérer pour le moins explosive…

  • Comédie du stéréotype qui assène son message inter-communautaire avec la lourdeur d’un devoir scolaire de collégien…(aVoir-aLire.com) “Demi-sœurs”, demi film. Voilà une comédie qui manque cruellement de rythme et d’originalité, malgré un casting attrayant sur le papier. Surtout, le scénario, loin de renverser les clichés, se vautre dedans comme un cerf dans sa souille. (Les Fiche du Cinéma) S’il y a de bonnes idées dans la mise en scène (l’allure stylée de Lauren filmée au ralenti par exemple), on a surtout envie de rire avec ces filles-là et pas que sourire. Le pitch de départ ne pouvant pas tenir la route bien longtemps, on aurait aimé des dialogues plus fins et travaillés dans une veine comique. (Elle) 

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5081973ABDEL ET LA COMTESSE

Comédie; Réalisatrice: Isabelle Doval; avec Charlotte De Turckheim, Amir El Kacem, Margaux Chatelier, Anne Consigny; Scénaristes: Sophie Glaas, Amélie de Chassey, Pierre Kubel, Colombe Savignac; Directeur/Photo: Gilles Henry; France 2018, 95 minutes. 

À la mort du Comte, la Comtesse de Montarbie d’Haust doit transmettre le titre de noblesse et le domaine à un homme de la famille, comme le veut la tradition aristocratique. Elle ne peut cependant se résoudre à transmettre le domaine à Gonzague, un neveu arrogant et cupide, plutôt qu’à sa fille. Quand Abdel, un jeune de cité débrouillard et astucieux, trouve refuge dans leur château, sa rencontre avec la Comtesse va faire des étincelles ! Issus de deux mondes que tout oppose, ils pourraient bien s’aider mutuellement…

  • “Charlotte de Turckheim et Amir El Kacem sont à l’affiche de cette comédie basée sur le choc des cultures, nouveau dada du cinéma français qui jongle souvent avec les clichés, sans éviter le politiquement correct.” (Le Point) 
  • On ne comprend pas vraiment pourquoi « Abdel et la Comtesse » n’a pas été montré à la presse avant sa sortie ce mercredi : si le film ne fait pas vraiment d’étincelles, il n’a rien de honteux. Certes, le scénario et les dialogues cumulent parfois des clichés sur la différence de classes et n’évitent ni les lourdeurs ni les scènes à la limite du grotesque, comme la descente dans une cité de la comtesse ridiculement accoutrée. Mais la plupart des acteurs n’en font pas trop et jouent avec retenue, comme Anne Consigny ou Sam Karmann, qui interprètent la domestique et le meilleur ami de la châtelaine. (Le Parisien) 

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Gutland: The Dark Side of the Forks

Une semaine bien fournie en films venus d’horizons divers, d’où se détache pourtant une oeuvre luxembourgeoise de très grande qualité qui se focalise sur l’âme luxembourgeoise non-exempte de noirceur, puisque même un petit pays paisible comme le nôtre peut avoir plein de cadavres cachés dans ses placards. Govinda Van Maele ne va pas se faire que des amis avec son formidable GUTLAND, un Heimatfilm qui frappe trés fort à un endroit où cela fait très mal. Bien au-delà des éléments de thriller omniprésents dans ce film choral, c’est le Luxembourg lui-même et (certains de) ses habitants qui se retrouvent sous le scalpel d’un cinéaste qui n’a pas froid aux yeux! Un film qui remet l’expression “fanfare de village” à l’ordre du jour! Il suffit de lire entre les notes…       Jean-Pierre THILGES   

2989426Le film de la semaine: GUTLAND *****

Drame rural empoisonné; Réalisateur, scénariste: Govinda Van Maele; avec Frederick Lau, Vicky Krieps, Marco Lorenzini, Leo Folschette; Directeur/Photo: Narayan Van Maele; Musique: Mocke; Luxembourg/Belgique 2017, 107 minutes; Toronto Internaitonal Film Festival 2017; Max Ophüls Filmfestval 2018, Prix du Public LuxFilmFest 2018.

Schandelsmillen est un petit village pastoral perdu au fin fond du Grand-Duché de Luxembourg. C’est l’endroit où Jens, une petite frappe au passé nébuleux, espère trouver refuge après un coup qu’il a réalisé récemment avec ses complices. Au début, la population locale est plutôt réticente à l’accueillir, mais il finit par trouver du boulot chez un fermier bourru et se retrouve même dans les bras d’une jeune fille du coin. Mais ici, à la campagne luxembourgeoise, loin des palaces banquiers de la capitale, tout ce qui brille n’est pas or. Et les fosses de purin se mettent à puer…

The dark side of the forks/La face obscure des fourches…

GUTLAND compte parmi ce que le cinéma luxembourgeois a réalisé de plus pur et de plus viscéral à ce jour. Sans trop révéler de l’histoire qui est bien plus complexe et profonde qu’il n’y parait à première vue, ce film méchant voire empoisonné révèle la face cachée d’une âme luxembourgeoise parfois mesquine, dont la noirceur et la puanteur se révèlent ces jours-ci à travers les messageries sociales et une forme de xénophobie qu’on n’espérait jamais voir se propager dans notre pays. Personne n’est innocent dans ce “Heimatfilm”  qui fait très mal et qui fera jaser ceux qui ont décidé une fois pour toute qu’ils veulent rester ce qu’ils sont. Cinq étoiles amplement méritées pour Govinda Van Maele et son savant mélange entre acteurs professionnels et non-professionnels, dont certains font vraiment peur.

  • Good land doesn’t necessarily mean good people (…) A small town in the Luxembourg countryside hides some heinous secrets in Govinda Van Maele’s mystery thriller, Gutland. Though his striking feature debut can be a bit slow-moving, it fascinatingly blurs the line between fantasy and reality, from the eerie intro all the way through to a surprise finale that raises goosebumps. After its Toronto bow, the Stray Dogs release should find open doors at genre venues willing to give an offbeat, beautifully shot thriller a try. (Deborah Young/Hollywood Reporter) 

IMG_2169GRINGO

Comédie grinçante, film d’action; Réalisateur: Nash Edgerton; avec David Oyelowo, Joel Edgerton, Charlize Theron, Thandie Newton, Amanda Seyfried, Sharlto Copley; Scénaristes: Anthony Tambakis, Matthew Stone; Directeur/Photo: Eduard Grau; Musique: Christophe Beck; USA 2018, 110 minutes.

Harold Soyinka travaille pour un groupe pharmaceutique dirigé par Elaine Markinson et Richard Rusk. Lorsque ces derniers décident de se lancer dans le commerce lucratif du cannabis médical, ils envoient Harold au Mexique pour le lancement de leur nouvelle usine de production. Ignorant que la société qu’il représente a trahi un dangereux cartel local, l’employé modèle échappe de justesse à un enlèvement. Perdu au fin fond du Mexique, réalisant que ses patrons ont tout intérêt à le voir disparaitre, pourchassé par les tueurs du cartel et un mercenaire implacable, Harold ne peut compter que sur lui-même s’il veut rester en vie…

  • It’s a good thing Joel Edgerton and Charlize Theron are such likable actors to watch on screen, because the characters they play in “Gringo” are downright despicable. That’s the point in this nasty piece of work, which interrupts its darkly comic, south-of-the-border satire — rendered in the outrageous, ultra-colorful style of such Elmore Leonard adaptations as “Get Shorty” and “Jackie Brown” — long enough to ask the provocative question whether Mexico might do better building a wall that keeps Americans out. (…) As scripted by Anthony Tambakis (a co-writer on Joel Edgerton-starring “Warrior,” who’s been booking blockbuster work left and right of late) and Matthew Stone (whose last produced screenplay was 2008’s “Soul Men”), “Gringo” doesn’t show much confidence in the human race, and yet, such cynicism supplies a measure of unpredictability. When virtually every character is an unprincipled and/or conniving piece of work, audiences tend not to mind when they get kicked around and/or killed without a moment’s notice — and “Gringo” is the kind of movie that invites you to laugh when a character gets broadsided by a speeding car mid-monologue. (…) Theron hasn’t played someone this ruthlessly seductive since her 1996 debut “2 Days in the Valley,” and in more ways than one, “Gringo” actually feels as if it might have been conceived that long ago (Stone co-wrote “Destiny Turns on the Radio,” best know for starring Quentin Tarantino, back in the day, and it was probably his idea to have the ruthless local drug lord debate which of the Beatles’ albums is the all-time best). There’s an old-school, B-movie snap to much of the proceedings, which Nash Edgerton modernizes without imposing too flashy a style upon the material. It’s pulp, plain and simple, delivering on the chance to watch depraved characters navigate unseemly situations. (Peter Debruge/Variety)

IMG_2175MARIA BY CALLAS

Documentaire; Réalisateur: Tom Volf; avec Maria Callasds et la voix de Fanny Ardant; France 2017, 119 minutes.

Il y a deux personnes en moi, Maria et La Callas…”  Artiste en quête d’absolu devenue icône planétaire, femme amoureuse au destin hors du commun,  Maria by Callas est le récit d’une vie exceptionnelle à la première personne. Callas dévoile Maria, et révèle une personnalité aussi enflammée que vulnérable. Un moment d’intimité auprès d’une légende et toute l’émotion de cette voix unique au monde…

Avant 2013, Tom Volf ne savait pas qui était Maria Callas. Le metteur en scène l’a découverte par hasard, alors qu’il habitait à New-York et venait d’assister à une représentation de Maria Stuarda de Donizetti. Il se rappelle :  “Je ne connaissais rien à l’art lyrique mais cet opéra m’a donné envie d’en entendre davantage. En rentrant chez moi, j’ai surfé sur internet, cherchant d’autres interprétations de Donizetti et La Callas est sortie. Le choc a été si violent que j’ai passé la nuit à écouter tout son répertoire. J’ai à peu près lu tout ce qui avait été écrit sur elle et, très vite, j’ai rencontré les gens qui l’avaient connue. Mon intuition première était de redonner la parole et remettre La Callas au centre du récit de sa vie, dont la légende est truffée de contre-vérités. Elle a laissé l’image d’une diva capricieuse. C’est ridicule. Son tempérament impétueux souligne bien souvent l’exigence et la perfection d’un travail précis et rigoureux.” (Extrait du dossier de presse) 

  • Documentaire nourri d’images inédites, ce premier long-métrage donne une vision nouvelle et bouleversante de Maria Callas, l’icône et la femme, quarante ans après sa disparition. (Bande à part) Un documentaire vibrant d’amour, qui s’attache à révéler la femme derrière le mythe de la diva. De savoureuses archives composent ce travail classique, assez peu cinématographique, mais intéressant. (Les fiches du cinéma) Une compilation luxueuse à laquelle son auteur appose sa petite marque de fabrique en colorisant les images d’archives. Un complément fétichiste à l’hommage rendu à la star disparue il y a quarante ans, dont la voix reste immortelle. (Nouvel Observateur)  

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Drame; Réalisateur: Nabil Ayouch; avec Maryam Touzani, Arieh Worthalter, Abdelilah Rachid; Scénaristes: Nabil Ayouch, Maryam Touzani; Directeur/Photo: Virginie Surdej; Musique: Caroline Chaspoui, Eduardo Henriquez; France 2018, 119 minutes.

A Casablanca, entre le passé et le présent, cinq destinées sont reliées sans le savoir. Différents visages, différentes trajectoires, différentes luttes mais une même quête de liberté. Et le bruit d’une révolte qui monte….

Razzia se déroule à deux époques, au début des années 1980 et en 2015. La première période correspond au Maroc à une accélération des réformes de l’arabisation qui avaient démarré dans les années 60 et qui exprimaient alors une volonté du pays de réappropriation de son identité à travers la langue. En 1982, les trois pays du Maghreb ont connu une généralisation de l’arabe, qui s’est notamment faite par un enseignement pratique de l’arabe classique. Au Maroc, les humanités ont été supprimées du cursus universitaire. “(…) la philosophie et la sociologie ont disparu et, ainsi, il y a eu une forme d’anéantissement de l’esprit critique. On voit les dégâts que cela a pu produire trente ou trente-cinq ans plus tard avec la génération qui est issue de cette réforme”, explique le réalisateur.  Quant à l’année 2015, celui-ci poursuit : “Elle a été le goulot d’étranglement des contradictions d’une société qui, par essence, se trouve dans le paradoxe d’un conflit flagrant entre tradition et modernité. (…) L’interdiction très violente (et illégale) de Much Loved, assortie d’une vindicte populaire et de toute une série de manipulations, mais aussi, en même temps, un concert de Jennifer Lopez qui déclenche un tollé chez les islamistes, des homos qui se font lyncher, des filles qui portent une jupe et se retrouvent inculpées, jugées…” (Extrait du dossier de presse) 
  • Plus tendre, optimiste et électrique que ses précédents films, “Razzia” est une fresque riche de l’acuité et de l’humanité de Nabil Ayouch. (Ecran large) En combinant les parcours de plusieurs personnages à Casablanca, Nabil Ayouch établit une piquante topographie des troubles qui secouent le Maroc actuel, déchiré entre conservatisme et progressisme, et confirme qu’il est décidément un cinéaste à suivre. (Les fiches du cinéma) Maryam Touzani, qui a coécrit le film, donne à cette Marocaine sa beauté de tragédienne, mais aussi une douceur, une sensualité qui suggèrent une plénitude heureuse. Entre violence et apaisement, Nabil Ayouch la filme comme l’espoir retrouvé. Sa passion de cinéaste mais aussi de citoyen et d’homme soutient de bout en bout le film, son plus beau. (Télérama) 

IMG_2174UNE SAISON EN FRANCE

Drame; Réalisateur, scénariste: Mahamat-Saleh Haroun; avec Eric Ebouaney, Sandrine Bonnaire, Aalayana Lys;  Directeur/Photo: Mathieu Gombini; Musique: Wasis Diop: France 2018, 100 minutes.

Abbas, professeur de français, a fui la guerre en Centrafrique pour bâtir une nouvelle vie en France. En attendant d’obtenir le statut de réfugié, le quotidien d’Abbas s’organise : ses enfants sont scolarisés et il travaille sur un marché où il a rencontré Carole, sensible au courage de cet homme encore hanté par les fantômes du passé. Mais si le droit d’asile lui était refusé, qu’adviendrait-il d’Abbas et de sa famille déracinée ? Et de Carole, privée du foyer qu’elle a cru reconstruire ?

  • Une saison en France renoue avec ce mélange de tension sèche et d’impériale retenue qui infuse les plus beaux films de l’auteur. (Cahiers du Cinéma) Une saison en France renoue avec ce mélange de tension sèche et d’impériale retenue qui infuse les plus beaux films de l’auteur. (Les fiches du cinéma) Sobrement mis en scène et remarquablement interprété, un film qui, malgré ses maladresses, jette un regard hélas pertinent sur la situation des demandeurs d’asile, ici et maintenant. (Positif) Comme les autres films du réalisateur (notamment Un homme qui crie, 2010), Une saison en France émeut pour mieux inviter à la réflexion. Ici, le regard de Sandrine Bonnaire, qui joue l’amie d’Abbas, reflète admirablement le souci de l’autre, mais aussi une interrogation inquiète sur son sort incertain. (Télérama) 

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Documentaire Disneynature; Réalisateurs: Keith Scholey, Alastair Fothergill; commentaire français dit par Cécile de France; USA 2018, 78 minutes

Une plongée au cœur de l’Océan pour découvrir, comprendre, aimer un monde encore mystérieux et surprenant. Un monde où la nature invente des couleurs, des formes et des sons merveilleux. L’Océan est unique, seuls les hommes le mettent au pluriel. Il est partout, recouvre plus de 70% de la Terre et donne à notre maison sa couleur et son nom: la planète bleue. Dans cet environnement somptueux et fragile, les dauphins seront nos guides pour partager cette grande histoire de l’Océan qui est celle de nos origines et notre avenir. Une histoire universelle qui résonne en chacun de nous…

  • Si l’on fait abstraction des clichés lénifiants et de la musique tonitruante, on peut s’abîmer dans des images proches de l’hallucination (ah ! la squille multicolore !) (Le Monde) Scénarisation, voix off et musique envahissantes ne ruinent pas tout à fait l’éclat tragique d’images vouées à révéler un monde au moment-même où celui s’éteint. (Les fiches du cinéma) Visuellement époustouflante (on doit au coréalisateur Alastair Fothergill « Un jour sur terre » ou « Chimpanzés »), cette plongée éducative fourmille d’idées et d’informations distillées par la voix tendre de Cécile de France. Un bain de jouvence. (Paris Match) 

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Comédie; Réalisateurs, scénaristes: Abby Kohn, Marc Silverstein; avec Amy Schumer, Michelle Williams, Rory Scovel, Emily Ratajkowski, Naomi Campbell, Lauren Hutton; Directeur/Photo: Florian Ballhaus; Musique: Michael Andrews; USA 2018, 97 minutes.

Renee Bennett, employée d’une compagnie de cosmétiques, souffre d’un manque d’estime de soi lié à son apparence. Après avoir subi un coup à la tête, elle se réveille persuadée que ses désirs ont été exaucés par magie et qu’elle est maintenant d’une beauté exceptionnelle. Sa nouvelle assurance transforme son quotidien professionnel et amoureux tout en rendant perplexes les gens de son entourage. Lorsque ses fausses perceptions s’estompent, Renee doute qu’elle puisse conserver sa vie de rêve…

  • Hanging with Amy Schumer – a genuine comedy rock star – is always fun, especially when she’s the lead writer on the movies and TV shows she appears in (hello, Trainwreck and Inside Amy Schumer). I Feel Pretty is not written by Schumer, though she reportedly had input – and the disconnect shows. The script is the handiwork of Abby Kohn and Marc Silverstein (How to Be Single, Never Been Kissed), who are also making a wobbly directorial debut that results in erratic pacing and a litany of mixed messages. Internet trolls have been coming down hard on the film since the first trailer broke, crying foul about the fat shaming that’s inherent in a plot about a voluptuous misfit trying to make it in a world where skinny calls the shots. The movie itself should dissipate the rancor a bit – it’s more harmless fluff than toxic agitprop. But still: Is it really OK to get off making plus-size jokes just because you tack on a moralizing ending that teaches a lesson about body positivity? Can you have it both ways? (Peter Travers/Rolling Stone) 

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TAD, THE LOST EXPLORER AND THE SECRET OF KING MIDAS

Titre original: Tadeo Jones 2: El secreto del Rey Midas; Titre français: Tad et le secret du Roi midas; Animation numérique; Réalisateurs: Enrique Gato, David Alonso; Scénaristes: Gorka Magallón, Javier López Barreira, Jordi Gasull, Ignacio del Moral, Neil Landau; Espagne 2017, 86 minutes.

L’explorateur Tad Jones part à Las Vegas pour voir la dernière découverte de son amie Sara, intrépide et charmante archéologue : elle a trouvé l’un des trois anneaux d’or appartenant au collier du Roi Midas ! Selon la légende, le détenteur du collier a le pouvoir de transformer tout ce qu’il touche en or. Lors de la présentation au public, tout bascule : l’infâme Jack Rackham et sa bande volent le joyau et kidnappent Sara. Pour retrouver son amie, Tad se lance dans une folle aventure autour du globe, avec ses inséparables compagnons: La Momie, Belzoni le perroquet et son chien Jeff. Ils ne sont pas au bout de leurs surprises…

  • This deeply ropey and unoriginal film is a feature animation from Spain: a sequel to a little-noticed 2012 film called Tad the Lost Explorer. To audiences used to the high quality of movies from Pixar, Disney or DreamWorks in the animation marketplace, Euro knockoff product like this generally looks groanworthy. So it proves once again. As in the first film, this features a lovable construction worker called Tad who finds himself pursuing an archaeological mystery involving King Midas: he is dressed like Indiana Jones. Tad is in love with Sara Lavrof, the expert who made the discovery: she is dressed like Lara Croft. There is an almost unbearably unfunny “mummy” character – a wacky, bandaged figure risen from the dead to be their sidekick. It could be that this character’s intense unfunniness is a translation issue. But I doubt it. The storytelling, characterisation and animation are all mediocre. (Peter Bradshaw/The Guardian) 

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En avant-première: A QUIET PLACE

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